Je n'en peux plus, je te le jure. Ce jeu du chaud du froid, du glacial à s'en amputer tous les membres, je n'en peux plus. Je n'en peux plus que l'on me brise parceque j'ose croire aux chimères. Tu aimes ça, jouer au fantôme, puis venir me faire remarquer que tu existes. Tu es si forte à ce jeu que je ne veux plus y jouer. Tu m'en as écoeurer. Je n'en peux plus, ça me tue, pas à petit feu, non, ça me tue a grands jets de flamme dans la gueule. Et puis ça passe. Mais comme un pyromane, tu y reviens toujours. Et je t'entends parler de quelqu'un d'autre. Je n'en peux plus. On pourrait pas jouer à quelque chose d'autre? Car au fond tu sais bien que l'on est fait pour jouer ensemble. Ca dure et ça dure, encore et encore, et tu agis comme si tu étais à la guerre, comme celle qui ne sait pas si elle va en revenir. Tu n'oses pas parler au futur et le présent te fais encore plus peur. Je n'en peux plus. J'ai hâte que l'on soit là, tous les deux, assis sur les marches d'un escalier. Je te parlerais de rien, tu me parlerais de tout. On se demanderait depuis quand on tient autant l'un à l'autre. La magie serait au rendez-vous, je l'éspère, de toute façon ce n'est pas négociable. Elle le serait.
Tu as gagné, je n'en peux plus.